Original released on LP Philips
B 76.483 R (mono) / 840.907 BZ (stereo)
(FRANCE, November 1959)
C'est en 1959 que Jacques Brel s'impose véritablement auprès du grand public avec des chansons qui vont faire le tour du monde par la suite. Un album contenant des chefs-d'œuvres comme "La Valse à Mille Temps", "Ne Me quitte pas", "Les Flamandes" ne peut ne pas figurer parmi les meilleurs albums de l'année. Les autres titres ne sont pas de reste : De l'ironique "La Dame Patronnesse" à l'intimité de "La Tendresse" on peut admirer les diverses facettes du talent de Brel. "La Mort", chanson peu connue est une adaptation sarcastique du thème anonyme du Moyen-Âge du "Dies Irae" utilisé de nombreuses fois dans la musique classique notamment par Saint-Saëns dans sa Danse Macabre, Franz Liszt et surtout par Berlioz dans "Le songe d'une nuit de Sabbat" extrait de sa célèbre Symphonie Fantastique. Brel n'a pas à rougir de sa reprise surtout vu la qualité du texte et de l'orchestration très bien faite dans le genre qui n'a pas pris une ride. François Rauber est remarquable tant comme pianiste que comme chef d'orchestre. Il s'efface humblement pour mieux servir cet immense artiste qu'est Jacques Brel. Donc pas d'effets pompeux ni gratuits pour aguicher un auditoire plus large ; la musique se suffit à elle-même. Une référence incontournable de la Chanson Francophone. (in RateYour Music)
"N°4" est un album élémentaire pour tout amoureux de la langue française, que ce soit dans sa forme ou sa substance. Jacques Brel y manie le verbe d’une finesse inégalée, à travers des chansons clairvoyantes comme "La Colombe" ou "Seul" incroyable par son propos mis en lumière par une instrumentation fournie, qui malgré sa grandiloquence, nous laisse... seul donc, mais ébahi et perplexe. Ou bien au travers de chansons pleines d’esprit comme "La Dame Patronnesse", "Les Flammandes", mais aussi "La Mort", fanfaronnade pleine d’entrain malignement dépourvue de toute tragédie. "Je t’aime" malgré son titre plein d’à propos, ou encore "Isabelle", rayonnante et pleine de rêveries, ne sont pas les plus belles déclarations d’amour à mon gout, Brel y privilégie un choix de mots bien tournés certes, mais manquant selon moi de finesse dans leur manière plutôt éloquente. Non, la plus belle chanson d’amour, c’est le fascinant "Ne Me Quitte Pas". C'est grâce à cette chanson que j'ai commencé à m’intéresser à la chanson à texte. J’étais petit, je n'en percutais pas encore la force, mais déjà j'y sentais quelque chose de grand. Aujourd'hui, je l’écoute d'une manière bien différente. Je suis toujours autant ébahi par le choix des mots, pourtant simples, la progression désespérante du propos, mais s'ajoute à cela un sentiment de vécu finalement, que l'on pourrait transposer à bien des situations, et qui ne pourra que s'accentuer avec le temps, malheureusement. Mais c'est ce qui donne à cette chanson son aspect plus qu’éternel. Voilá d'ailleurs pourquoi j'adore Jacques Brel, d'une manière générale ; c'est sa propension à faire des chansons qui ne resteront jamais figées dans le temps. Car le beau universel, auquel il appartient, ne meurt jamais. (in RateYourMusic)
"Ne Me Quitte Pas": The "desperate love" was never described in such beautiful passion and probably never will be. While he has better songs (save "Ne Me Quitte Pas" and "La Valse") on other albums, with his 4th Monsieur Brel achieved his towering legendary status and never stepped back again. His work was unique and it should be left like that, without being covered in any kind (existing covers are proof to that imo). This is a sort of metamorphosis album, between the early Brel, the one that Brassens called "L'abbé Brel" and a more funny, sarcastic and theatrical singer. On this record you can find songs pertaining to his first era ("Isabelle", "Je t'aime", "La Mort"), with idealistic, sometime awkward words, and the great Brel of the sixties ("Ne Me Quitte Pas", "Les Flamandes", "La Valse à Mille temps", "La Dame Patronesse"). (in RateYourMusic)





Sem comentários:
Enviar um comentário