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sexta-feira, 4 de abril de 2025

JACQUES BREL: "Ces Gens-là"

Original released on LP Barclay 80 323 S
(FRANCE 1965, Novembre 10 / 1966, June 23)


10 de Novembro 1965. De regresso de uma digressão de cinco semanas pela União Sovitética onde, pela primeira e última vez no decorrer dos seus concertos, Brel acedeu aos pedidos do público e bisou uma canção em Leningrad ("Amsterdam"), e antes de viajar para o Canadá e Estados Unidos, onde subiria ao palco do Carnegie Hall em 4 de Dezembro, diante de cerca de quatro mil espectadores, Brel vê ser editado um novo 25cm (10 polegadas), com direcção musical de François Rauber e acompanhamento de Gérard Jouannest ao piano e Jean Corti no acordeão. A capa deste “Ces Gens-Là”, da autoria de Alain Marouani, mostra o cantor sentado à mesa de um bistrot, envolto por uma cortina espessa de fumo (o cantor fumava na altura 4 maços de cigarros por dia). Mais tarde, Brel diria que era a capa que ele preferia de todos os seus discos. Com o tempo a fotografia ganhou um peso icónico e hoje podemos vê-la, em grandes dimensões, numa montra do edifício que alberga a Fondation Jacques Brel, na Place de la Vieille Halle aux Blés, no centro de Bruxelas. São seis os temas que compunham este vinil: “Ces Gens-là”, “Jacky” e “L’Âge Idiot” no lado 1, e “Fernand”, “Grand-Mère” e “Les Désespérés” no lado 2. A primeira, que dá o nome ao álbum, é uma das canções mais violentas escritas pelo compositor belga:

D'abord...
D'abord, y'a l'aîné
Lui qu'est comme un melon
Lui qui a un gros nez
Lui qui sait plus son nom, Monsieur, tellement qu'il boit
Ou tellement qu'il a bu
Qui fait rien d'ses dix doigts
Mais lui qui n'en peut plus
Lui qui est complètement cuit
Et qui s'prend pour le roi

Qui se soule toutes les nuits
Avec du mauvais vin
Mais qu'on retrouve au matin
Dans l'église, qui roupille
Raide comme une saillie
Blanc comme un cierge de Pâques
Et puis qui bal-bu-tie
Et qui a l'œil qui divague...

Faut vous dire, Monsieur
Que chez ces gens-là
On n'pense pas, Monsieur
On n'pense pas
On prie

Et puis, y'a l'autre
Des carottes dans les cheveux
Qu'a jamais vu un peigne
Qu'est méchant comme une teigne
Même qu'il donnerait sa chemise
À des pauvres gens heureux
Qui a marié la Denise
Une fille de la ville, enfin, d'une autre ville
Et que c'est pas fini
Qui fait ses p'tites affaires
Avec son p'tit chapeau
Avec son p'tit manteau
Avec sa p'tite auto
Qu'aimerait bien avoir l'air
Mais qu'a pas l'air du tout
Faut pas jouer les riches
Quand on n'a pas le sou

Faut vous dire, Monsieur
Que chez ces gens-là
On n'vit pas, Monsieur
On n'vit pas
On triche

Et puis, y'a les autres
La mère qui n'dit rien
Ou bien n'importe quoi
Et du soir au matin
Sous sa belle gueule d'apôtre
Et dans son cadre en bois
Y'a la moustache du père
Qui est mort d'une glissade
Et qui regarde son troupeau
Bouffer la soupe froide
Et ça fait des grands flchss
Et ça fait des grands flchss

Et puis y'a la toute vieille
Qu'en finit pas de vibrer
Et qu'on attend qu'elle crève
Vu que c'est elle qui a l'oseille
Et qu'on écoute même pas
C'que ses pauv' mains racontent

Faut vous dire, Monsieur
Que chez ces gens-là
On n'cause pas, Monsieur
On n'cause pas
On compte

Et puis
Et puis
Et puis y'a Frida!
Qu'est belle comme un soleil!
Et qui m'aime pareil
Que moi j'aime Frida!

Même qu'on se dit souvent
Qu'on aura une maison
Avec des tas d'fenêtres
Avec presque pas d'murs
Et qu'on vivra dedans
Et qu'il f'ra bon y être
Et que si c'est pas sûr
C'est quand même peut-être
Parce que les autres veulent pas
Parce que les autres veulent pas

Les autres ils disent comme ça
Qu'elle est trop belle pour moi
Que je suis tout juste bon
À égorger les chats
J'ai jamais tué d'chats
Ou alors y'a longtemps
Ou bien j'ai oublié
Ou ils sentaient pas bon
Enfin ils veulent pas
Enfin ils veulent pas

Parfois, quand on se voit
Semblant qu'c'est pas exprès
Avec ses yeux mouillants
Elle dit qu'elle partira
Elle dit qu'elle me suivra
Alors pour un instant
Pour un instant seulement
Alors moi je la crois, Monsieur
Pour un instant
Pour un instant seulement
Parce que chez ces gens-là, Monsieur
On n's'en va pas
On s'en va pas, Monsieur
On s'en va pas

Mais il est tard, Monsieur
Il faut que je rentre
Chez moi
 

A 18 de Março de 1966, Brel interpreta “Ces Gens-là” no programa televisivo Discorama e em entrevista a Denise Glaser refere: «C’est pas de la violence, c’est de la colère. Il y a des gents qui vivent plus au moins dans l’indignation, dans la colère, c’est mon cas, et ça ne s’arrange pas. J’aime pas l’humilité qui consiste à refuser de voir des choses laides en se disant: ‘Moi, je les vois et ça ne me touche pas!’ Et accepter que les autres subissent les conséquences de ces choses laides. Si on est relativement généreux de quelque part, à tort oui à raison, on passe obligatoirement par des moments de colère. Ça me paraît inévitable. Et quand on n’est pas en colère, c’est qu’on est tout seul!» “Ces Gens-là” foi editada em single, tendo atingido o 3º lugar do hit-parade francês em Janeiro de 1966, atrás de “Michelle”, dos Beatles.

Dado o êxito estrondoso do pequeno vinil, seriam anexados mais 4 temas (“Jef”, “Les Bergers”, “Tango Funèbre” e “Mathilde”), gravados entre 8 de Janeiro e 7 de Março de 1964, para a edição do correspondente LP. Em 23 de Setembro de 2003, para a edição da caixa-aniversário “Boite à Bonbons” (Barclay 980 817 – 2) , são ainda acrescentados outros 4 temas (gravados todos em 8 de Janeiro de 1963), cantados em flamengo e editados anteriormente no EP Barclay 70907: "Mijn Vlakke Land (Le Plat Pays)”, “Rosa”, “De Burgerij (Les Bourgeois)” e “De Nuttelozen Van de Nacht (Les Paumés du Petit Matin)”.

quinta-feira, 12 de novembro de 2020

"L'Homme De La Mancha"

Original released on LP Barclay 80.381
(FRANCE, 1968)


Considering it contains one of Jacques Brel's best-loved performances - not to mention one of the few cover versions ever to pass his lips - this original cast recording is one of the most obscure releases in the singer's regular catalog, at least so far as Anglo-American ears are concerned. In France, it's another matter entirely. Staged at Paris' Theatre des Champs-Elysees during 1968, and co-starring Joan Diener (of the Broadway production), Dario Moreno (replaced on the recording by Jean-Claude Calon), and Armand Mestral, this French-language adaptation of the well-known "Man of La Mancha" marked Brel's mainstream theatrical debut and was, by all accounts, a roaring success. He performs seven of the 13 songs on the LP, including duets with Diener and Jean Mauvais, but only one truly solo piece, a stirring, and increasingly intense "La Quête" - better known, of course, as "The Impossible Dream." The closing sequence, however, is at least the equal of that most emotional performance. "La Mort," a nine-minute medley, floats through several of the themes previously visited during the duration of the play and, while Brel is again only one of several featured vocalists, still it is difficult not to become ensnared in the breathtaking drama of it all. A funereal reprise of "La Quête" is fabulous, a broken-sounding Diener emoting for all she is worth, while the fallen Don Quixote (Brel) orates himself into the grave. And, if one catches just a hint of some earlier Brel melodies in the carnage, that simply adds to the momentum of the moment. As a whole, "L'Homme de la Mancha" is not a necessary addition to the Brel catalog. At its best, however, it is an essential one. (Dave Thompson in AllMusic)


"L'Homme de la Mancha" ("Man of La Mancha") est une comédie musicale américaine, livret de Dale Wasserman, paroles de Joe Darion et musique de Mitch Leigh, inspirée du roman de Miguel de Cervantes, "Don Quichotte", et créée au Mark Hellinger Theatre de Broadway le 30 octobre 1965 au Goodspeed Opera House à East Haddam (Connecticut). L'une des chansons les plus connues du spectacle est probablement "The Impossible Dream" (The Quest) (en) dans sa version originale et "La Quête" adaptée et interprétée par Jacques Brel en français. En 1967, Jacques Brel assiste à une représentation de la pièce au Carnegie Hall. Il est bouleversé et décide de contacter immédiatement les producteurs pour obtenir l'autorisation de l'adapter en français, se réservant le rôle-titre avec lequel il se sent en totale adéquation. Les répétitions débutent au théâtre de la Monnaie à Bruxelles à l'été 1968 et la création a lieu le 4 octobre. Brel est entouré de Dario Moreno dans le rôle de Sancho Pança et Joan Diener, créatrice du rôle de Dulcinea à Broadway (et épouse du metteur en scène Albert Marre), bien qu'elle ne parle pas un mot de français. Fort de l'immense succès de Bruxelles, le spectacle est repris au théâtre des Champs-Élysées à Paris dès le mois de décembre. La troupe bruxelloise est engagée pour cinq mois. Mais le 1er décembre, Dario Moreno meurt brusquement d'une hémorragie cérébrale. Robert Manuel reprend le rôle au pied levé et la première a lieu le 7 décembre. Le spectacle est un nouveau triomphe pour Brel. Cependant, fatigué et malade (il a perdu plus de 10 kg pour personnifier le "chevalier errant"), il doit renoncer à poursuivre au-delà de la 150e et le spectacle s'achève le 17 mai 1969. (in Wikipédie)


segunda-feira, 2 de dezembro de 2019

quinta-feira, 13 de junho de 2019

L'Anthologie BREL: "Pour Toujours"



Et voici de nouveau l'anthologie "Brel Pour Toujours", qui a été partagée sur ce blogue en Avril 2006 (pour la première fois) et en Septembre 2015 (la deuxième). Cette fois c'est même la derrière fois, parce que beaucoup de solicitacions me sont arrivées. Mais les links seront ici pour toujours maintenant. C'est un regard sur les meilleures chansons (à mon avis) de Jacques Brel, cette force de la nature qui est toujours vivante dans nos coeurs. Écouter Brel plus de 40 ans après qu'il s'est'en'allé tout seul vers ses Marquises (le neuf octobre, 1978, il était 49) c'est découvrir à nouveau sa poesie, en savant qu'il existe encore, puisqu'il est si présent aux nos souvenirs:

Six pieds sous terre
tu chantes encore
six pieds sous terre
tu n'est pas mort.
Six pieds sous terre
tu espères encore
six pieds sous terre
tu n'es pas mort.
Six pieds sous terre
tu n'est pas mort
six pieds sous terre
je t'aime encore...


domingo, 24 de março de 2019

sexta-feira, 31 de agosto de 2018

JACQUES BREL: Nouveaux Enregistrements

Édition originale en LP Barclay 8 16729-2/4
(FRANCE, Septembre 1972)

En 1972, les finitions de son premier film d'auteur, "Franz", la préparation de son deuxième, "Le Far-West", ses tournages avec d'autres réalisateurs, ont carrément fermé la porte à la veine chansonnière. Mais un contrat existe, avec Barclay, qu'il faut respecter. Jacques propose (ou accepte?) le réenregistrement de certains de ses titres de chez Philips. Il n'est pas mécontent de démontrer qu'avec la technique de Hoche, ce sera meilleur. Barclay, pour sa part, est ravi d'ajouter à son catalogue "Ne Me Quitte Pas", qui lui manquait. Peut-être est-il convenu aussi d'utiliser des sonorités nouvelles, plus proches de celles qui attirent les jeunes, à une époque où les Beatles eux-mêmes commencent à être démodés. Brel fait son choix, et les onze titres retenus sont enregistrés, du 12 au 27 Juin 1972 par Claude Achellé (donc pas par Lehner), avec un François Rauber pas très convaincu de la nécessité de l'opération: «Quand un enfant est né, il est né; on ne le remet pas au monde X années après.» Il est dificile de ne pas abonder dans son sens, quand on découvre les nouveaux arrangements de "Les Biches", "Le Moribond", "Je Ne Sais Pas". Des instruments "dans le vent" y cassent le climat initial et tournent des arabesques au milieu desquelles les thèmes risquent la noyade. L'interpétation de Brel est plus contrôlée, plus installée, frôlant, parfois, l'académisme, la démonstration. L'album sort en Septembre 1972. La pochette comporte trois erreurs: la date d'enregistrement (Juillet), Rauber orthographié Raubert, Mareike au lieu de Marieke.



A1. NE ME QUITTE PAS (enregistré le 20 Juin)
Les ondes Martenot qui jouaient l'introduction de l'original ont disparu, remplacées par le piano de Gérard Jouannest. Les cordes, lointaines, ne démarrent que sur «Je t'inventerai des mots insensés». Après le dernier «ne me quitte pas», le trémolo du piano est monté en très gros plan, plus présent que la voix de Brel.

A2. MARIEKE (enregistré le 12 Juin)
Sous les refrains en flamand, on n'entend plus d'accordéon. Il est remplacé par de vastes envolées de cordes. Sur la fin, tout l'orchestre éclate en un superbe carillon à trois temps, décuplé par la stéréo.

A3. ON N'OUBLIE RIEN (enregistré le 12 Juin)
Dans l'orchestration originale, l'accordéon dominait, avec une très belle ligne mélodique. Il est supprimé. L'ambiance de bastringue, de style Opéra de quat'sous, n'est plus évoquée que par un banjo et des cymbales. Le temps pris par Brel entre «on s'habitue» et «c'est tout» est particulièrement mis en valeur, dans un silence de l'orchestre et une forte réverbération sur la voix. La fin s'arrête net sur cet effet, comme le sera, plus tard, celle de Mai 40, après le mot «silence».

A4. LES FLAMANDES (enregistré le 12 Juin)
Accentuée par les timbales, la gaieté un peu folle de l'original s'est alourdie, mais, comme chante Brel: «si elles dansent c'est parce qu'elles ont cent ans.» L'accordéon a disparu des séquences évoquant les "trente ans".

A5. LES PRÉNOMS DE PARIS (enregistré le 12 Juin)
C'est moins léger que l'original, moins lumineux, de cette lumière qu'amenaient en scène les vedettes de l'âge d'or du music-hall, rien que par leur sourire.

A6. QUAND ON N'A QUE L'AMOUR (enregistré le 27 Juin)
On sait que la guitare de Jacques préludait et accompagnait seule les premières mesures: c'était un joli rappel de ses débuts, dans les cabarets de Paris. Elle est remplacée par le piano. Sur la fin, les cordes, dans le lointain, jouent comme un double concerto.



B1. LES BICHES (enregistré le 23 Juin)
La coloration d'ensemble évoque le style country, avec une guitare douze cordes et une guitare basse électrique. La batterie alterne binaire et ternaire. Une harpe et deux flûtes, en mi et en sol, s'immiscent dans une grande complexité d'effets rythmiques. Brel ne s'y est pas incorporé facilement: pour une fois, il a fallu faire plusieurs prises. De toute façon, il a adopté un ton plus acerbe que dans l'original qui était tout charme et moins ouvertement "misogyne": les biches s'y laissaient volontiers capter.

B2. LE PROCHAIN AMOUR (enregistré le 23 Juin)
L'orchestration de l'original témoignait d'une jolie tendresse, avec une formation un peu réduite. Ici, l'orchestre au grand complet s'envole dans le lyrisme. Au début, les cordes utilisent des graves veloutés. Un peu avant la fin, un violon solo s'accroche à la voix de Brel, part également du grave pour terminer, en gros plan, dans un aigu frémissant.

B3. LE MORIBOND (enregistré le 20 Juin)
Dans l'original, une guitare sèche donnait le rythme et une trompette soulignait les refrains. Chaque personnage était doublé par un instrument particulier: l'Émile par le hautbois, le curé par un violon, Antoine par le piccolo, la femme par les cordes. Seules, ici, les cordes ont été conservées, sur un tempo de tango. Deux guitares électriques dominent, jouant en tierce. Les rapports entre l'orchestre (comportant aussi harpe et flûtes) et la voix ne sont pas évidents: on se demande souvent s'ils interprètent le même morceau. Tout le monde joue presque tout le temps: la voix de Brel est parfois couverte sur «on s'amuse comme des fous».

B4. LA VALSE À MILLE TEMPS (enregistré le 27 Juin)
Au départ, le rythme est beaucoup plus lent que dans l'original. Deux accordéons (Marcel Azzola et Gilbert Roussel), au lieu d'un, arrivent, comme par le passé, sur le premier refrain. L'orchestre prend de plus en plus de puissance et de rapidité. La stéréo accentue le match entre les accordéons. La fin, tonitruante, rappelle le carillon de "Marieke". La voix de Brel s'y noie: c'est plus convaincant que le shunt de l'original.

B5. JE NE SAIS PAS (enregistré le 12 Juin)
Avec seulement guitare sèche et harpe illustrant le début, le premier arrangement décuplait l'emotion émanant des paroles. L'ensemble était bouleversant. Ici, comme pour "Les Biches" et "Le Moribond", on cède aux deux guitares électriques et à la guitare basse qui, dans l'univers de Brel, paraît fort incongrue. Au lointain, un trombone rappelle le climat déchirant du disque original.
(in "Brel", de France Brel et Andre Sallée, 1988)

domingo, 15 de julho de 2018

"Ne Me Quitte Pas" By JACQUES BREL

JACQUES BREL: "La Valse à Mille Temps"

Original released on LP Philips 
B 76.483 R (mono) / 840.907 BZ (stereo)
(FRANCE, November 1959)

C'est en 1959 que Jacques Brel s'impose véritablement auprès du grand public avec des chansons qui vont faire le tour du monde par la suite. Un album contenant des chefs-d'œuvres comme "La Valse à Mille Temps", "Ne Me quitte pas", "Les Flamandes" ne peut ne pas figurer parmi les meilleurs albums de l'année. Les autres titres ne sont pas de reste : De l'ironique "La Dame Patronnesse" à l'intimité de "La Tendresse" on peut admirer les diverses facettes du talent de Brel. "La Mort", chanson peu connue est une adaptation sarcastique du thème anonyme du Moyen-Âge du "Dies Irae" utilisé de nombreuses fois dans la musique classique notamment par Saint-Saëns dans sa Danse Macabre, Franz Liszt et surtout par Berlioz dans "Le songe d'une nuit de Sabbat" extrait de sa célèbre Symphonie Fantastique. Brel n'a pas à rougir de sa reprise surtout vu la qualité du texte et de l'orchestration très bien faite dans le genre qui n'a pas pris une ride. François Rauber est remarquable tant comme pianiste que comme chef d'orchestre. Il s'efface humblement pour mieux servir cet immense artiste qu'est Jacques Brel. Donc pas d'effets pompeux ni gratuits pour aguicher un auditoire plus large ; la musique se suffit à elle-même. Une référence incontournable de la Chanson Francophone. (in RateYour Music)

"N°4" est un album élémentaire pour tout amoureux de la langue française, que ce soit dans sa forme ou sa substance. Jacques Brel y manie le verbe d’une finesse inégalée, à travers des chansons clairvoyantes comme "La Colombe" ou "Seul" incroyable par son propos mis en lumière par une instrumentation fournie, qui malgré sa grandiloquence, nous laisse... seul donc, mais ébahi et perplexe. Ou bien au travers de chansons pleines d’esprit comme "La Dame Patronnesse", "Les Flammandes", mais aussi "La Mort", fanfaronnade pleine d’entrain malignement dépourvue de toute tragédie. "Je t’aime" malgré son titre plein d’à propos, ou encore "Isabelle", rayonnante et pleine de rêveries, ne sont pas les plus belles déclarations d’amour à mon gout, Brel y privilégie un choix de mots bien tournés certes, mais manquant selon moi de finesse dans leur manière plutôt éloquente. Non, la plus belle chanson d’amour, c’est le fascinant "Ne Me Quitte Pas". C'est grâce à cette chanson que j'ai commencé à m’intéresser à la chanson à texte. J’étais petit, je n'en percutais pas encore la force, mais déjà j'y sentais quelque chose de grand. Aujourd'hui, je l’écoute d'une manière bien différente. Je suis toujours autant ébahi par le choix des mots, pourtant simples, la progression désespérante du propos, mais s'ajoute à cela un sentiment de vécu finalement, que l'on pourrait transposer à bien des situations, et qui ne pourra que s'accentuer avec le temps, malheureusement. Mais c'est ce qui donne à cette chanson son aspect plus qu’éternel. Voilá d'ailleurs pourquoi j'adore Jacques Brel, d'une manière générale ; c'est sa propension à faire des chansons qui ne resteront jamais figées dans le temps. Car le beau universel, auquel il appartient, ne meurt jamais. (in RateYourMusic)

"Ne Me Quitte Pas": The "desperate love" was never described in such beautiful passion and probably never will be. While he has better songs (save "Ne Me Quitte Pas" and "La Valse") on other albums, with his 4th Monsieur Brel achieved his towering legendary status and never stepped back again. His work was unique and it should be left like that, without being covered in any kind (existing covers are proof to that imo). This is a sort of metamorphosis album, between the early Brel, the one that Brassens called "L'abbé Brel" and a more funny, sarcastic and theatrical singer. On this record you can find songs pertaining to his first era ("Isabelle", "Je t'aime", "La Mort"), with idealistic, sometime awkward words, and the great Brel of the sixties ("Ne Me Quitte Pas", "Les Flamandes", "La Valse à Mille temps", "La Dame Patronesse"). (in RateYourMusic)

domingo, 23 de abril de 2017

Quinze Années d'Amour

Original released on LP Barclay 80 334
(FRANCE 1967, January 23)

Premier album studio du chanteur à ne pas être une compilation de EP sortis précédemment. Comme d'habitude, Gérard Jouannest cosigne la moitié des titres. Cela ne signifie pas que Jacques soit moins inspiré que jadis. Il a beau dire: «Je ne suis pas inquiet, je suis sûr que ça va m'arriver, d'être à sec», rimes et refrains continuent à se court-circuiter dans son crâne. Depuis 1954, il a gambergé plus de cinq cents chansons. Certaines, en se fondant, ont donné des chefs-d'oeuvres. Mais, en 1965 et 1966, il n'avait plus le temps de respirer ses découvertes, de les couver, de guetter leurs pulsations. Par ailleurs, il se sent étouffer, devenir un robot dans la mécanique du show-business. Il est écoeuré de bouffer des kilomètres, a envie de prendre le temps de se balader, de devenir un homme complètement libre, donc nomade. Sans ecuse, ni repentir, il décide d'arrêter le tour de chant. «Je sors», dit-it, et il précise: «...de l'adolescence.» A 37 ans. A l'été 67, Jacques Brel se détourne provisoirement de la chanson pour tourner aux côtés d'Emmanuelle Riva son premier long métrage sous la direction d'André Cayatte. Il s'agit des "Risques du Métier", dans lequel Brel joue un instituteur accusé à tort de pédophilie.


A1. MON ENFANCE (Enregistré le 2 Janvier, 1967)
A2. LE CHEVAL  (Enregistré le 30 Décembre, 1966) Musique de Gérard Jouannest
A3. MON PÈRE DISAIT  (Enregistré le 3 Janvier, 1967)
A4. LA, LA, LA  (Enregistré le 30 Décembre, 1966)
A5. LES COEURS TENDRES  (Enregistré le 18 Janvier, 1967)

B1. FILS DE...  (Enregistré le 2 Janvier, 1967) Musique de Gérard Jouannest
B2. LES BONBONS 67  (Enregistré le 30 Décembre, 1966)
B3. LA CHANSON DES VIEUX AMANTS (Enregistré le 3 Janvier, 1967) Musique de Gérard Jouannest
B4. À JEUN (Enregistré le 2 Janvier, 1967) Musique de Gérard Jouannest
B5. LE GAZ (Enregistré le 30 Décembre, 1966) Musique de Gérard Jouannest

quarta-feira, 9 de novembro de 2016

LE PREMIER ALBUM DE BREL

Original released on LP Philips B 76.027 R (mono)
(FRANCE, 1955)

Nine songs spread over ten inches of shellac, Jacques Brel's debut album descended upon the French scene of the mid-'50s like an alien invasion. One moment, the chain-smoking Belgian singer/songwriter was a minor name struggling for survival around the Paris nightclubs, frequently playing his intense little songs at six different venues a night; the next, the gleeful "Il Peut Pleuvoir" and the contrarily sober "Sur la Place" were rewriting the very nature of the chanson. Where once was simple emoting, Brel implanted emotion. Where once was ribaldry, Brel inserted drollness. And where once local music was for squares and their parents, Brel was feted by teenaged rock & rollers. "Jacques Brel et Ses Chansons", the album which ignited the iconoclasm, is ferociously confident. Although only one of the songs will be immediately familiar to a "rock" audience - Marc Almond covered "Le Diable (Ca Va)" (as "The Devil" on his Jacques album) - still there is an instantly recognizable compulsion to the performance. Brel's mellifluous, half-smiling, half-snarling voice gallops across the landscape, paced all the way by the richly textured and deeply imaginative accompaniment of Andre Grassi and his orchestra; the snatch of French accordion which punctuates the dark delivery of "Il Nous Faut Regarder" is both hideously apposite and rudely ironic.
Brel et Miche, 1956

It is not all doom and gloom, of course - indeed, Brel's reputation for morbidity and misery is more the premise of his louder English acolytes than of his own work. "C'est Comme Ça" is insanely jovial, a veritable machine gun of leaping lyric and frolicking instrumentation; "Il Peut Pleuvoir" shares a similar outlook, while "Le Fou Du Roi" apparently stepped out of the court of Marie Antoinette, all sweetly chiming harpsichord and a sweetly lilting nursery rhyme rhythm. The ghost of Prokofiev's "Troika" which hangs around the melody only adds to the experience. It is "Sur la Place" which dominates, however. Recorded at one of his first ever sessions with orchestra leader Francois Rauber, with whom Brel would continue to work for the remainder of his career, the song rides an arrangement which wouldn't be out of place punctuating a gentle ghost story, while Brel's talent for conjuring the spirits of nostalgia and sadness from the passing of time is revealed with a perceptiveness almost unbecoming in a mere 25-year-old. Even compared with all that he would go on to create, "Jacques Brel et Ses Chansons" is no formative, tentative debut offering. Brel sprang into the public consciousness fully formed, with all his gifts and offerings already on public display. All he needed now was for the public to turn and look. Upon release, the album sold a little over 2,000 copies. (Dave Thompson in AllMusic)
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