domingo, 5 de junho de 2016

LES PREMIÈRES CHANSONS de B.B.


Voici le tout premier 25 cm de Brigitte, paru en 1963 sur Philips (B 76569). Agée 28 ans, B.B. pose sur la pochette en collant noir et pull rose, sa chevelure blonde relevée en chignon. Elle est assise sur une jolie chaise sur fond vert. C’est très sobre et très suggestif en même temps. L’album s’ouvre sur un titre bourré de punch signé Gainsbourg: “L’Appareil A Sous”. Un délice de jeux de mots sur un twist effréné, chorus de guitare à l’appui. Lorsque l’on connait l’admiration sans borne de Gainsbourg pour B.B., c’est une déclaration à peine déguisée, chanson à double sens dont il se fera le spécialiste par la suite. Pour les morceuax de jazz, type “C’est Rigolo”, “Les Amis de la Musique” et “Everybody Loves My Baby” (standard des années 20 où l’on peut savourer son «accent» british) on sent l’influence de Claude Bolling. 


La superbe chanson, mondialement connue, “La Madrague”, est due à la plume de deux auteurs de talent qui composeront dorénavant quasiment tous les tubes de B.B.: Jean-Max Rivière et Gérard Bourgeois. Sachant combien Brigitte tient à son petit nid douillet, univers protégé, où l’on pourrait presque citer ici les vers de Baudelaire: «Ordre et beauté, luxe calme et volupté», les deux auteurs créent ce magnifique joyau qu’est “La Madrague”. B.B. sussurre plus qu’elle ne chante et les paroles charment tout autant qu’elles peuvent agacer: «Sur la plage abandonnée, coquillages et crustacés qui l’eut crû déplorent la perte de l’été qui depuis s’en est allé»; chanson sur mesure pour Brigitte qui éprouve toujours autant de mal à quitter cet endroit familier, ce cocon qui la rassure tant. Intéressant et remarquer “El Cuchipe” aux rythmes sud-américains nous dévoile une B.B. hispanisante, très à son aise. Elle est accompagnée pour la circonstance par le groupe Los Colombianos et par Narcisso Debourg et Pedro Serrano. De même, elle excelle dans la provocation dans “Invitango” avec des paroles coulées sur mesures pour elle: «Je vous invite à l’indécence de ce tango presque argentin où je ferai la connaissance de votre corps contre le mien».


Ce premier disque de B.B. est paru aux US en 1964 avec une autre pochette – un portrait de profil, cheveux retenus en chignons par un diadème. L’album, des plus luxueux, s’ouvre sur un livret contenant les paroles en anglais et en français. En prime, en pages centrales, comme dans le LP français, on découvre un poster de B.B. allanguie et très sexy, vêtue d’un pull violet et en fuseau noir, allongée sur une peau de panthère qui n’a rien de commun avec du synthétique! “L’Animal” au repos… aux aguets ou aux abois. Car comme le dit le texte, reprenant les propos de Simone De Beauvoir: «En amour elle est le chasseur comme elle peut être la proie. Le mâle est un objet pour elle et l’inverse est vrai aussi. B.B. représente ce que vous désirez. Son talent de chanteuse est reconnu. Un talent naturel qui la distingue, qui la démarque. Elle ne joue pas un rôle. Elle est.»

6 comentários:

classic disse...

Je vous dois un GRAND MERCI!

Anonymous disse...

'bigado senor Rato for porreira music... seu çaite ser very nice... thank you for lovely songs and butifule women and your wise words and the the collant noir e o pulo rose etc. etc. é uma festa...

um abraço do
master Ganza

May the Force be with you...

ronaldo disse...

Este disco é muito bom, cheio de uma alegria que há muito não se sente, cada vez mais rara na música!
Agradeço ao Mestre Rato por mais esta maravilha!
Abaços,
Ronaldo.

xulio disse...

Thanks for the music,Rato

rochase disse...

Thanks for the music

Anónimo disse...

Hi,

Do you have "Brigitte bardot Show" from 1968? If you happen to have it, could you please upload its complete artwork (front, inlay and back), please?
Thank you very much!

Rodrigo

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